Le social

Notre regard sur la misère sociale

Quel regard porte –t- on sur la misère sociale ?
A quoi pense t-on quand on croise une personne en grande précarité ? Avec un visage marqué par la vie, ses odeurs qui peuvent révéler son manque de l’hygiène.
Est-ce qu’ils sont pour quelque chose s’ils sont endettés, qu’ils sont pris dans la spirale de l’alcool, ou du désœuvrement ?
Je me souviens d’avoir vu un couple aux vêtements de jogging, aux visages marqués par la tristesse. Les yeux de la fille étaient maquillés de telle sorte à cacher ses cernes. Pour l’odeur, je ne sais pas.
Il parait que les odeurs contribuent aux gens de s’éloigner, de ne pas oser aller vers l’autre.
Est-ce qu’il est pour quelque chose le jeune qui traine avec sa bande, en essayant de squatter un endroit au chaud ? Peut-être qu’il habite dans un taudis avec sa famille de cinq frères et sœurs. Que son père est au chômage et sa mère est femme de ménage.
Quel apriori avons-nous ? Comment appréhendons-nous les différents visages, les odeurs de ceux qui peinent à sortir du surendettement, de leur milieu analphabète.
Donnons-leur les moyens de se battre en étant reconnu pour ce qu’ils sont et ce qu’ils seraient capables de faire.
Si j’ai une chance énorme d’avoir un logement décent, d’avoir un boulot, d’avoir des liens sociaux, pourquoi les autres n’auraient t-il pas cette chance ?
Où est-elle l’égalité des droits ? Droit au logement digne de ce nom. Droit de tisser des liens et d’être reconnu. Droit d’avoir accès aux savoirs et de ne pas être manipulé par les médias, les publicités. Droit d’avoir accès à la nourriture de qualité et non discount avec des produits de très basse qualité.
Le travail social est primordial pour que les liens sociaux puissent s’étoffer, que les jeunes puissent grandir dans la dignité et d’avoir leur place dans la société. Comment faire comprendre aux nantis que ceux qui galèrent n’ont pas choisis d’être dans la galère et ils ont aussi leur place dans la construction de leur pays ?
Les associations contribuent énormément à remettre chacun dans sa dignité. Mais le gouvernement diminue leurs subventions auprès des associations. Comment oser dire que le gouvernement est au service de peuple alors qu’il met de coté ceux qui galèrent ?
Ne baissons pas les bras car nous ne sommes pas seuls. Ne portons pas de jugements pour ceux qui plongent dans la misère, l’alcool, la drogue. Vous ne connaissez pas leurs histoires. Imaginez ce que vous aimeriez que l’on fasse pour vous si vous ramez à remonter la pente.
N’oubliez pas de sourire malgré tout à ceux qui sont tristes, dans la sincérité pour qu’ils se sentent reconnus là où ils sont.
Faisons confiance aux professionnels du social en devenant des passeurs d’humanité, des veilleurs.

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