Histoires...

Error fatale

Je suis dans le pétrin.

Je sais que je n’aurai pas dû mais c’est plus fort que moi. Pourtant, je sais que je suis spontané. Je suis direct, franc, sans tourner autour du pot. Je n’aurai pas dû intervenir.

Maintenant, je suis dans la merde jusqu’au cou. Je serais dans les annales. Même jusqu’aux narines tellement ma situation est très mauvaise. C’est arrivé il y a une heure. J’en tremble encore.

Pourtant, je n’ai fait qu’une chose. Ce fut ma bêtise. Une erreur fatale.

J’étais dans un parc. J’étais en train de lire tranquillement sur le banc.

Et là, un chien arriva près de moi, à côté et s’assit bizarrement. Une odeur très désagréable me vint au nez. Je me levai et le poussa en disant : «  Sale cabot ».

A ce moment-là, le ciel est tombé sur ma tête. J’ai reçu un coup de canne dans mes jambes et j’ai entendu : «  Espèce de vaurien. Vous savez ce qui vous en coûtera de maltraiter un animal. ».

Je m’étais retourné et je m’étais retrouvé nez à nez avec une dame d’une soixantaine d’années, assez mince, bien maquillé, droite dans son tailleur. J’avais eu l’impression qu’elle sortait d’un film anglais des années 30.

Elle déclina son identité. Présidente de la SPA. Son mari est préfet. Elle compte porter plainte. Par malchance, deux gendarmes passaient par là. Elle a raconté ce qui s’était passé. Je n’avais pas tiqué sur le coup tellement j’ai été surpris. Mais elle avait énormément exagéré. Soi-disant, j’avais donné trois coups de pieds au chien et qu’il boitait à cause de ma barbarie. Il me semblait me souvenir qu’il ne boitait pas. Mais devant la prestance et le pouvoir de madame, je faisais profil bas.

Je suis donc toujours là. Sur le banc. Hagard. A attendre.

J’attends. On m’a dit de patienter et qu’ils me viendraient me rechercher.

De toute façon, je n’ai pas le choix. Ils m’ont pris ma carte d’identité.

Enfin, les voilà de retour.

Ils rendent ma carte d’identité.

Ils m’annoncent qu’elle ne portera pas plainte.

Tout simplement, parce qu’elle n’est pas ce qu’elle est.

Les policiers voulaient me donner une leçon.

On ne maltraite pas les animaux et surtout le chien de la marquise.

Au nom de la marquise, ils font un petit sourire.

Ce que je comprends, c’est que madame n’avait plus vraiment toute sa tête.

Mais il fallait la laisser dans son histoire pour la calmer.

Aussitôt arrivé au Commissariat, elle avait oublié ce qui s’était passé.

Et moi, j’en suis quitte pour une bonne frayeur.

A la bonne heure !

 

Fiction complète. rien ne cela ne m’est arrivé! 😉

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15 thoughts on “Error fatale

Allez, tu peux oser mettre un mot ! ;-)