Poèmes

Cent vingt six vers!

J’ai réalisé mon défi. J’ai eu 126 visiteurs donc j’ai du écrire 126 vers. Les voici donc!

Je m’élance
Sans nonchalance
Dans les vers à composer.
Mes neurones devront se reposer.
Voici qu’un mot m’échappe
Parti sous une chape
De silence fruité.
Puis une lettre
Sans guêtres
Fuit
Ici
Ou là.
J’entends son la.
Je lance la musique
Dans ma tête frénétique.
Des violons de syllabes me bercent.
Et un puissant tambour de grammaire perce
Mon imaginaire explosant des milles couleurs d’automne.
Une flûte traversière emmène loin mon vocabulaire monotone.
Une contrebasse d’encyclopédie me caresse avec énergie et vigueur.
Mes idées se libèrent et s’en vont tel des vapeurs de liqueurs.
Un chœur de baryton et soprano me bombarde de synonymes.
Une Alto me souffle quelques pléonasmes ou allégories.
Mais le chef d’orchestre me corrige et sourit.
Précision et justesse, veut-on m’inculquer.
Je respire, j’observe pour reluquer
Une magnifique pianiste de métaphores.
Mes yeux brillent comme un sémaphore.
Mes phrases s’embrouillent, n’ont plus de sens.
Le cor de brume m’apporte de l’essence.
Mais plus d’inspiration.
Saturation ?
Je lève les yeux.
Un adieu ?
Non, encore
Cent vers.
Mes pensées picorent
Dans un verre.
D’eau, bien sûr.
Quoique, un peu de mure.
Du sirop !
Un petit rot.
Une minuscule mars
Et ça repart.
Faux-départ.
Voilà bien !
Une guitare
De bohémien
Vibre sans tare.
Rythme de tonnerre.
Joie pleins de nerfs
Circulant hors des frontières
Pour toucher des pauvres hères.
Suspension du temps éphémère
Pour rompre les amours amères.
Venez donc danser sans mots
Avec vos rêves et vos maux.
Marchons en vérité
Et s’écouter en liberté
Dans un silence apaisant.
Un petit signe grisant
Pour rire sans préjugés
Sans vouloir se gruger.
Pourquoi se compliquer ?
Pourquoi écrire alambiqué ?
Tout simplement vivre.
Pour devenir ivre.
Ivre de petits bonheurs.
Maintenant, c’est la bonne heure.
Vivre ce qui nous semble essentiel
En ne comptant pas que sur le Ciel.
Faire un premier pas.
Les autres suivront sans trépas
Si tu continues avec confiance,
Sans peur de flancher
Et d’oser demander en conscience.
Savoir graver le plancher
Pleins de nos rêves et les réaliser.
J’arrête d’écrire.
Sans rire.
Mes doigts sont fatigués.
Vous m’alpaguez ?
Je suis un lâche ?
Un fainéant qui tache.
Diantre, c’est vache.
Mais dis donc je me fâche
Quel animal je suis ?
Un ours pleins de suie ?
Un cochon enrhumé ?
Un chameau enfumé ?
Ou bien un poulet bien rôti ?
Je rajouterai même
Que je suis un lézard
A tête de lion bizarre.
Avec des pattes de canards.
Au bec d’un perroquet pénard.
Je chante comme un crocodile
Et joue comme un pingouin qui deale.
Je débloque complètement ?
Oui, je deviens dément.
Dément pour jouer avec les sons.
Encore un dernier jet sans son
Où mes cris disparaîtront
Dans milles neutrons.
Ces molécules s’agiteront
Pour devenir des macarons.
Ou bien des macareux.
Splendide dessert
Ou piètre oiseau sans serres.
Vous me suivez encore ?
Vous voyez le décor ?
Il y en a guère.
Ou bien ça y était naguère.
Encore douze vers
A rédiger
Sans me mettre à l’envers.
Le ciel est mitigé.
A la fin de ma prose,
J’irai cueillir la rose
Pour ma belle.
Une fleur aux tendres décibels
Caressant ses oreilles
Pour lui dire sans pareil
Mes sentiments infinis.
Je crois
Que j’ai fini.

 

(Y en a bien 126, vous les avez recompté? 😉 )

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Billets d'humeur

Une joie contagieuse / Una alegría contagiosa / the contagious joy

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Il me semble que la Joie n’est pas complète si elle n’est pas partagée.

La joie peut être contagieuse si elle n’est pas insolente.

Je vous partage donc ma grande joie en toute simplicité.

Elle pourrait porter bonheur comme une étoile filante.

 

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Photos, Poèmes

Un petit verre, s’il vous plait

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Un petit verre pour rêver.
Un petit coup pour trinquer.
Une petite chope pour briquer
Un canon parti grever.

Hey, barman, s’il vous plaît !
Une tournée pour mes simplets
Neurones qui se battent
En duels avec des battes.

Allez, un dernier pour oublier
Mon mal de crâne de Blier
Qui veut me flinguer
De sommeil déglingué.

La der des der pour la route
Et je serai une statue de prout
Comme une larve en déroute
Vers sa mue qui déroute.

Allons, allons buvons en paix.
L’alcoolisme ! Mais à l’eau quoi !
C’est pour les paumés, les dérapés
Les parias comme plusieurs moi.

A la vôtre !

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Chroniques du jour, Deuil

In memoriam…

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Juste une image

Pour de multiples visages

Gravées en notre mémoire.

 

Voici les différents textes que j’avais écrit pour des proches disparus.

 

Je vous souhaite de vivre paisiblement cette journée malgré l’absence parfois douloureux de vos proches décédés.

 

 

 

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Les rires résonnant dans le ciel d’automne

Réjouissent mon coeur d’un bonheur sonotone.

……..

Las risas resonante del cielo de otoño

Alegran mi corazón de fecilidad sonotone.

……….

The laughters resonant in the automnal sky

rejoices my heart in sonotone happiness.

Nature, Photos, Poèmes

Vague d’automne / Fall wave / Vago de otoño

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Douloureux attente qui se dévisage.
S’imaginer des mauvais présages ?
Morne tristesse qui creuse notre âme
Et l’on se perd vers l’horizon des blâmes.
L’attente d’un enfant qui ne vient pas.
L’attente que l’autre fasse le premier pas.
L’attente d’un amour idéal, magique.
L’attente d’un geste non pathétique.
L’attente des résultats pour notre avenir
Soit professionnels, médicaux. Un devenir
Inconnu, angoissant jusqu’à être vertigineux.
Alors quoi ? Agir chaque jour sans rien savoir.
Continuer à être sans rien obtenir, avoir ?
Oui, construire des petits projets gratifiants
Pour s’épanouir. S’entourer des amis tonifiants.
Pleins de courage pour ceux qui vivent une attente
Et de continuer à vivre avec une énergie battante
Même si nous aimerions baisser les bras chaque jour.

Oiseaux, Photos

Attendre…. To Wait…. Esperar… Warten

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Là, presque nu, je m’observe.

L’autre me sourit, ses yeux brillent.

Un murmure chatouille le miroir.

Un rire me vient du ventre vide.

J’hausse les sourcils avec étonnement.

J’ouvre grand la bouche pour chanter.

Ma poitrine se gonfle d’air hilarant.

La joie du miroir me balance dehors

Pour vivre cette journée de saine folie.

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Billets d'humeur, Humour, Photos, Poèmes

Quand le miroir parle

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