Tenir coûte que coûte

Rester éveillé

Puis gazouiller

et être à l’écoute

Du plaisir de babiller.

La sieste peut se rhabiller.

Billets d'humeur

Main

Image
Nature, Photos, Poèmes

Délire au vert

DSC_0217

Je me mets au vert absinthe

Pour mener une journée sainte

Remplie de vert émeraude

Pour faire des maraudes.

J’irai crier au vert militaire

Et remuer ciel et terre

Pour colorier en vert jade

Les gens en rade.

Je me mettrai en vert perroquet

Sans être bien coquet.

Je goûte du bon pain

A la belle couleur verte sapin.

Mon estomac vert mousse

Rouspète et glousse.

Mes yeux verts bouteille

Se confondent sans pareil

Aux délires du moment.

Un vrai vert printemps.

Par défaut
Nature, Photos, Poèmes

Nuances de bleus déjantés

_DSC0457

Presque-île de Crozon, Finistère, Bretagne

Bleu marine

Douceur caline.

Bleu stoique

Bien comique.

Bleu d’azur

Sans mesure.

Bleu vermeille

un intrus sans pareil.

Bleu canard

Tout peinard.

Bleu celeste

Pour faire la sieste.

Bleu de plomb

Sans être aplomb.

Bleu électrique

Se promenant sans fric.

Bleu horizon

sans perdre raison.

Bleu persan

Pour faire sans.

Bleu cyan

pour être inconscient.

Bleu givré

pour se faire livrer

du bleu de minuit

et dormir sans enduit.

Bleu breton

Juste pour finir le ton.

Par défaut

 

Parc des oiseaux (207)

Un peu de couleur en ces temps gris

Un peu de douceur en ces jours rabougris.

Une pincée de joie malgré les douleurs

Une brassée d’humour malgré les malheurs.

Je ne t’oublie pas cher inconnu d’un jour

Je ne t’oublie pas ami de toujours.

De la puissance dans nos fragilités

Pour faire grandir nos rêves dans la réalité.

Oiseaux, Photos, Poèmes

De la couleur /Del color / Of color

Image
Héros ordinaires

Le petit Gulliver

Le petit Gulliver
Sur le rebord d’une fenêtre,
Rêvait un petit être
Avec une veste et des guêtres.
Il envoyait paître
Son ombrelle noire
Sur la vitre du soir.
Avec son chapeau de velours,
Il en faisait un abat-jour
Et éclaira son visage
Meurtri par les voyages.
Il s’appelait Gulliver.
Un comble pour un nain vert
Lui qui songeait à grandir
Avec ses pieds de cire.
Alors il se met à imaginer
Tel un géant au gros nez
Franchissant avec merveille
Les abîmes du sommeil,
Gravissant avec panache
Les sommets des vaches.
Mais Gulliver se réveillait
Parcourant ses papiers,
Relatant ses périples lointains.
Pour se noyer, il prend du thym
Et en fait de l’alcool très fort.
Il boit pour ne plus boire
Ses souvenirs du dehors
Et pour ne plus avoir d’espoir.
Soudain, une goutte d’eau
Heurta lourdement son dos.
Un parfum de rose se dégagea
Et une silhouette se dévisagea.
Une petite fée
Toute décoiffée
S’approcha sans tarder
De Gulliver hébété.
Ce dernier brisa la vitre
Avec son vieux pupitre
Et s’envola tout en riant
Avec la fée en criant
Les milles amours
Pour toujours.

figurine en porcelaine froid réalisé par Danielle (http://latribudanaximandre.files.wordpress.com/) En attente de confirmation de l’auteur si je laisse cette photo ou pas!

Extrait de « Murmures de la brousse sénégalaise », Vivien Laplane, Editions Bod, Lyon, 2013.

Par défaut
Poèmes

Eveil dans la nuit sénégalaise

C’est la nuit noire.
Le vent se lève
Et fait choir
Des sons brefs
De branches mortes.
Toute une cohorte
D’arbres murmure,
Chuchote sur les murs
Envahis par des coléoptères.
Des scorpions surgissent de terre
Et embrassent des mulots égarés.
Un grondement sourd fait vibrer
Les ailes des renards volants.
Des fresques d’éclairs
Illuminent la savane claire.
L’orage s’avance, bien lent
Dangereux sur le village endormi.
Et la nuit passe,
Des choses se trépassent
Dans l’ignorance.
Le soleil en transe
Se lève, rouge tomate
Et chasse les automates
Nocturnes carnivores.
Le silence est d’or.

Extrait de mon livre « Murmures de la brousse sénégalaise », Editions Bod, 2013.

Par défaut