Chroniques du jour

Regard d’ici et d’ailleurs!

rue à VélingaraDes couleurs chaudes et colorées.

Une ambiance particulière.

Mais chez nous, en France ou en Belgique

Ou au Etats-Unis, au Canada , quelle image peut-t-on donner de nous-même?

Ne pourrait-on pas donner des images positives de notre société occidentale

en ne sacralisant pas ce que l’on voit ailleurs?

Nos sociétés ne sont pas comparables.

Les enfants sénégalais ou burkinabés sont-ils plus beaux que nos enfants blonds ou rouquins? Rien n’est comparable.

J’aimerai bien connaitre nos réactions si des touristes ivoiriens ou bien camerounais venaient visiter nos contrées tempérées. Et qui viendraient photographier nos paysages, nos écoles, nos vies quotidiennes. En fait, le touriste est un concept occidental.

Que se passerait-il si nous changeons les rôles?

Cela nous mettrait plus dans une situation d’égal à égal et non dans une posture néo-colonialiste comme certains pourraient le croire, ou bien par une profonde charité parfois mal placé!

Je vous souhaite un meilleur regard sur notre société et sur les sociétés autour et que nous ayons une opinion le plus juste possible.

_DSC0047

Par défaut
Volontariat international

Une expérience interculturelle

Quand on côtoie d’autres cultures, on ne se rend pas compte des incompréhensions que nous pourrions avoir soit au niveau de l’éducation, au niveau social, au niveau du travail. Nous avons du mal à concevoir que l’autre ait une autre manière de concevoir le monde, mais surtout de ne pas nous comprendre surtout si on parle la même langue.

Je voudrais vous partager mon expérience que j’ai eue au Sénégal, en 2006-2007. Je devais gérer une bibliothèque et mettre en place des ateliers-lecture. Entre 12h et 13h, je prenais une demi-classe  soit 25 élèves par jour (6èmes le lundi et mardi, et les 5ème le jeudi et vendredi).

Voici une photo de la classe dans laquelle j’ai débuté.

Image

Je me souviens qu’avec le quatrième groupe, il ne comprenait rien sur ce que je disais. Je ne comprenais pas en quoi il ne comprenait pas. Après de mures échanges avec mon partenaire, je compris que c’était ma façon de parler qui les déstabilisait, mon accent de toubab. Par la suite, j’avais aussi envie d’aménager la salle pour que ça soit moins scolaire et que la lecture soit plus agréable.

Voici comment je l’avais aménagé et j’avais surtout privilégié les livres d’éditions africaines. Une grande partie de la bibliothèque étaient des dons des gentils blancs tel que les bibliothèques roses et vertes. Au cours de l’année, j’ai beaucoup appris à me mettre au diapason de leur culture sans renier la mienne. Le plus extraordinaire, c’est que le quatrième groupe fut de plus en plus dynamique et avec qui j’ai eu beaucoup d’échanges.

Voici une photo de la classe aménagée, ( Oui, je sais, droit à l’image et en plus on voit des j’aime lire sur les photos!)Image

 

 

Je vous souhaite de vivre de riches expériences interculturelles qui ne peuvent que nous faire grandir humainement.

Par défaut