Parc des oiseaux (207)

Un peu de couleur en ces temps gris

Un peu de douceur en ces jours rabougris.

Une pincée de joie malgré les douleurs

Une brassée d’humour malgré les malheurs.

Je ne t’oublie pas cher inconnu d’un jour

Je ne t’oublie pas ami de toujours.

De la puissance dans nos fragilités

Pour faire grandir nos rêves dans la réalité.

Oiseaux, Photos, Poèmes

De la couleur /Del color / Of color

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Photos, Poèmes

Un petit verre, s’il vous plait

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Un petit verre pour rêver.
Un petit coup pour trinquer.
Une petite chope pour briquer
Un canon parti grever.

Hey, barman, s’il vous plaît !
Une tournée pour mes simplets
Neurones qui se battent
En duels avec des battes.

Allez, un dernier pour oublier
Mon mal de crâne de Blier
Qui veut me flinguer
De sommeil déglingué.

La der des der pour la route
Et je serai une statue de prout
Comme une larve en déroute
Vers sa mue qui déroute.

Allons, allons buvons en paix.
L’alcoolisme ! Mais à l’eau quoi !
C’est pour les paumés, les dérapés
Les parias comme plusieurs moi.

A la vôtre !

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Là, presque nu, je m’observe.

L’autre me sourit, ses yeux brillent.

Un murmure chatouille le miroir.

Un rire me vient du ventre vide.

J’hausse les sourcils avec étonnement.

J’ouvre grand la bouche pour chanter.

Ma poitrine se gonfle d’air hilarant.

La joie du miroir me balance dehors

Pour vivre cette journée de saine folie.

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Billets d'humeur, Humour, Photos, Poèmes

Quand le miroir parle

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Humour, Poèmes

Improvisation / improvisación / improvisação / improvizație /

 

C’était un midi ou un soir,

Je ne me souviens guère.

Il faisait jour au ciel noir

Sous un kiosque précaire.

Un violoniste manchot

Peignait dans le vide.

A coté de lui, un péchot

Regardait son bide.

Une mouche draguait

Une corneille droguée

Sous perfusion plumale.

Ce qui n’est pas plus mal

C’est que je me souviens

C’est le boucan diluvien

Des bouteilles de bière

Englouties dans mes terres.

Ile des morts - Parc de la tête d'or

Ile des morts – Parc de la Tête d’or à Lyon

( Texte écrit lors d’une de mes pauses au travail en 10 minutes!)

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Humour

Allo, monsieur le marquis?

Cité internationale

Cité internationale

Monsieur le Marquis?

Oui, c’est l’homme à l’appareil.

Je vous annonce la gréve des oreilles.

Tout le monde tourne autour du pot

Et évite de se prendre le mur.

Il y a une inflation de paroles

Et un tsunami de regards.

Un orage de silence se profile à l’horizon.

Votre marquise se meurt joyeusement.

Une révolte de rires gronde, votre honneur.

Pire, c’est une révolution majesté.

Des rires sincères, humains

et non plus sarcastiques  ni bêtes.

La bêtise fout le camp.

Vous m’entendez-toujours?

Allo? Allo?

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Histoires..., Le social

Une visite mouvementée

Il est 14h05. Je rends visite à Mr Clampinet. Juste pour une visite de contrôle. Pour faire le point.

A peine qu’il m’ouvre la porte, une forte odeur fouette mes narines. Du poisson pourri. Son appart shlingue à donf. Je vois dans son salon des packs de bière vide rempli sde cendres et de poussières. Fichtre, le ménage laisse à désirer. Pire, l’hygiène. Mr Clampinet est en marcel vert fluo et en bermuda marbleuviojaune. Il m’invite à s’asseoir sur un tabouret. Enfin, un truc pour s’assoir dessus. J’entends craquer. Je reste sur mes appuis. Tout discrètement. Mr Clapinet prend une de ses chaises improbables en fer et en plexiglas vermoulu. Les murs sont parsemés de trucquiwis. Il me fait part de ses recherches de boulot. Il se fait à chaque fois remballé à peine franchi le seuil. Il ne comprend pas pourquoi. Je lui avais pourtant expliqué l’importance de la tenue vestimentaire et du parfum. C’est là qu’il me balance :

« Je mange de l’ail pour me donner du courage ».

Mais quel plouc ! Je reste calme. Je me redresse.

Paf, je m’effondre par derrière, la tête dans une poubelle pleine. Mes cheveux sont des algues et des lichens venus du lointain Sibérie. Mon visage juvénile est criblé de moucherons voraces. Je me relève et me débats avec toute cette saleté. Mr Clampinet part chercher une servietorchon. Que du bonheur en apnée ! Je me reprends et lui donne rendez-vous à la mission locale demain. Pour être dans des meilleures conditions. En me retournant, je me prends la tranche de la porte de la cuisine. Sonné, je marche par inadvertance sur le chat endormi. Miaulements féroces et mes jambes sont lacérés sans ménagement. Et là, Mr Clampinet prend la queue de son chat, le soulève, l’engueule et l’envoie à travers la pièce pour atterrir avec délicatesse sur le soi-disant clic-clac !

Endolori et shooté, je salue mon hôte. Je descends les escaliers. Arrivé au rez de chaussée, je loupe la dernière marche et me rétame complètement sur le carrelage du hall.

Vive le social, c’est que du bonheur.

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