Histoires..., une histoire

Une histoire à l’envers

Un pur délire.

La barque a chaviré

Sur une flaque de beaujolais.

Son Marcel péchait avec un verre de kir.

Il neigeait sous un soleil de plumes.

Muppet promenait son chat roux.

Le fiston courait et écumait

Sur le rivage des Barroux.

La petite Lily dansait avec ses pinceaux

Sur son tableau vivant de Picasso.

Elle s’était mise à rêver,la travailleuse

Sur sa machine à écrire toute railleuse.

(Vivement les vacances)

Lecture interculturelle

 ( Autoportrait Sénégalais )

 

 

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Héros ordinaires, Histoires...

L’exil de Dylan, mineur étranger isolé (1/2)

(Fiction inspirés de faits réels. Où les rôles sont inversés. Là, la France est en guerre et le Ghana est un pays industrialisé bien loti).

C’est pourri. Un merveilleux pourri mais pourri quand même. Je suis même dans la merde la plus complète. J’ai pourtant quitté mon pays pour un monde meilleur. Enfin, je l’espérais. J’ai galéré, souffert mais aucune récompense de mes efforts. J’en ai eu un tout petit peu. Mais de la poudre aux yeux. Je suis d’origine d’une banlieue française où j’ai du fuir la violence et la haine. Mais ça, je ne l’ai pas trop raconté à ceux qui m’ont accueilli ici. Ici, au Ghana où tout me semblait facile par les médias en France. Je baragouine un peu la langue du pays mais je ne dis pas d’où je viens. Il risquerait de me renvoyer chez moi, où je me ferai tuer à l’arrivée. Mais ça ils ne comprennent pas. Surtout ils ne veulent pas me croire. J’ai une carte d’identité mais ils disent que c’est un faux. Le pire, c’est qu’ils me font douter. Mais non, je m’appelle bien Dylan Capritain et j’ai 15 ans. Pour eux, j’ai bientôt 18 ans. A croire qu’ils cherchent un prétexte pour me mettre à la rue. Je ne demande qu’une chose, servir à quelque chose, être utile et m’en sortir. Heureusement, je suis dans un foyer où les éducateurs se démènent à fond. Je ressens leurs impuissances car les politiques nous baladent de droite à gauche, et de plus en plus bas. Et tout ce que j’ai enduré ? Je ne peux qu’en parler au chat du foyer. Enfin, j’exagère un peu. J’ai déjà raconté mon histoire aux éducs, à mes potes mais ils ont du mal à écouter. C’est tellement énorme, invraisemblable. Surtout ma traversée de la méditerranée et du désert pour arriver jusqu’au Ghana.
Le plus dur, c’est d’être accusé de tous les maux alors que je n’ai rien fait. Un vol au foyer ? Tout de suite, on me soupçonne. Un tag injuriant sur le mur de mon lycée. On me regarde de travers. Quand je vais dans le bus, je sens mes voisins tenir leurs poches et être méfiant.
Bref, avec ma gueule d’étranger, je n’inspire pas confiance. Un blanc parmi les noirs, ça fait tache. Et pourtant, je ne suis pas complètement blanc. Je suis bronzé par ma mère. Mais ça, ils ne l’entendent pas. Alors, j’essaie malgré tout de monter le meilleur de moi-même malgré des angoisses qui me prennent la gorge et la poitrine, la nuit. Parait que je fais une mauvaise tête le matin. Je ne dis pas à mes voisins d’infortune du foyer que je rêve toujours la même chose. Le cauchemar qui a précipité mon départ de France. La colère que j’ai ressenti et une énorme tristesse. Mais ça, peuvent-ils le comprendre. Heureusement, j’arrive à écrire sur mon cahier de brouillon que je cache dans mes affaires, dans une petite malle fermée à clé. On m’a donné la possibilité de protéger mes secrets. Au moins, c’est un point positif.

( A suivre…)

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Héros ordinaires

Le petit Gulliver

Le petit Gulliver
Sur le rebord d’une fenêtre,
Rêvait un petit être
Avec une veste et des guêtres.
Il envoyait paître
Son ombrelle noire
Sur la vitre du soir.
Avec son chapeau de velours,
Il en faisait un abat-jour
Et éclaira son visage
Meurtri par les voyages.
Il s’appelait Gulliver.
Un comble pour un nain vert
Lui qui songeait à grandir
Avec ses pieds de cire.
Alors il se met à imaginer
Tel un géant au gros nez
Franchissant avec merveille
Les abîmes du sommeil,
Gravissant avec panache
Les sommets des vaches.
Mais Gulliver se réveillait
Parcourant ses papiers,
Relatant ses périples lointains.
Pour se noyer, il prend du thym
Et en fait de l’alcool très fort.
Il boit pour ne plus boire
Ses souvenirs du dehors
Et pour ne plus avoir d’espoir.
Soudain, une goutte d’eau
Heurta lourdement son dos.
Un parfum de rose se dégagea
Et une silhouette se dévisagea.
Une petite fée
Toute décoiffée
S’approcha sans tarder
De Gulliver hébété.
Ce dernier brisa la vitre
Avec son vieux pupitre
Et s’envola tout en riant
Avec la fée en criant
Les milles amours
Pour toujours.

figurine en porcelaine froid réalisé par Danielle (http://latribudanaximandre.files.wordpress.com/) En attente de confirmation de l’auteur si je laisse cette photo ou pas!

Extrait de « Murmures de la brousse sénégalaise », Vivien Laplane, Editions Bod, Lyon, 2013.

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Une photo - une histoire

Une photo, une histoire: Valentin – 3 et fin

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Le beau jour est arrivé. Tous les villageois sont prêts. Ils ont chacun leur rôle, à sa place. Personne n’envie l’autre car chacun a choisi ce qu’il a à faire selon ses possibilités, ses forces et ses faiblesses. La confiance règne après un immense travail de communication, de médiation de Valentin et de Gloria. Toutes les maisons sont décorées de fleurs des champs. La place du village est recouvert de draps blancs suspendus à des grands poteaux aux quatre coins de la place. Les enfants s’amusent sans crainte. Les vieux racontent des histoires aux jeunes. Puis des hommes et des femmes préparent un gigantesque repas mijotant dans d’énormes marmites. Un air de fête et de joie. Comme s’ils allaient accueillir le roi. Et pourtant, ils savent qui ils vont accueillir. En haut du clocher, trois adolescents regardent au loin pour guetter. A l’entrée du village, des hommes jouent du violon et du tambour.

Voici que des sifflets parcourent les rues du village. Les coeurs battent à cent à l’heure mais ils veulent y croire. Non, ils n’ont pas peur. Un peu d’appréhension. Les voilà, les brigands qui arrivent armés de bâtons. Leur chef est monté sur un splendide étalon. Au fur et à mesure qu’ils s’approchent du village, ils pensaient affronter des froussards, des rues vides. Ils se trouvent face à des musiciens et surtout face à Valentin. Le chef croyait pourtant qu’il était mort, détruit. A coté du cheval, Valentin reconnaît l’homme qui l’avait empoigné et jeté par la fenêtre. Il le salue comme un ami. Il souhaite la bienvenue en disant que le village était à eux. Déconcerté, le chef hurle de colère et tente de faire avancer son cheval pour tout emporter sur son passage. Étrangement, son étalon ne réagit pas. Le cavalier, enragé, descend et s’avance vers Valentin pour le frapper. Au dernier moment, il fut saisi et mis à terre par ses sbires.

Un grand silence. Pas un silence pesant mais de paix. Une sensation étrange comme si toute la haine avait été aspiré par la bienveillance des hôtes. Aucun jugement malgré le passé. Valentin relève le chef et lui offre son château. Certes, en ruines mais il se propose de le reconstruire avec tous ceux qui le souhaitent. Subjugués, une grande joie s’élève. Les langues se délient. Les fils qui ont mal tournés ont retrouvés leurs pères, leurs mères. Tous se réconcilient malgré les blessures. Rien ne s’oubliera mais ils acceptent malgré tout d’avancer ensemble pour un monde meilleur.

C’est ainsi que le village retrouve sa splendeur et illumine toute la vallée. Le château est reconstruit encore plus belle, accueillant et non majestueux pour éviter d’écraser les plus pauvres.

Valentin a repris ses activités d’accueil, de soin auprès de ceux qui ont le plus besoin. Il forme les jeunes en fonction de leurs capacités, leurs talents. Gloria coordonne les activités du village et surtout repère ceux qui ont des talents manuels.

Bien sur, comme dans toute histoire qui se finit bien, Valentin et Gloria se marièrent. Mais ils ne purent pas avoir d’enfants. Ils transmettent leur amour  à leur entourage, aux plus petits. Une autre façon d’être fécond dans un couple.

FIN

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Histoires..., Une photo - une histoire

Une photo, une histoire: Valentin – 1

Araia (3)

C’est ici qu’il regardait la foule passer au moment de ces douces rêveries du matin. Il aimait saluer ses voisins puis apercevoir Gloria. Gloria est la fille du dernier cordonnier du village. Il aimait inviter des inconnus à venir partager ses petits-déjeuners dans le jardin de son château familial. Ses domestiques, fidèles et loyales, rendaient le lieu agréable, enchanteur, paisible; Mais ça, c’était il y a un an.

Maintenant, Valentin est dans un fauteuil roulant. Son regard se perd dans le vide. De son château, il ne reste rien. Que des ruines! Tous ses fidèles serviteurs ont perdu leur travail et ont dû s’exiler avec leurs familles dans une région plus prospère. Il est hébergé chez une voisine, Martha, dévouée mais désemparée.

C’était un soir de novembre. Brumeux et froid. Une vingtaine de brigands avait assailli le château avec des torches, des bâtons. Tout s’était passé très vite. Valentin s’était fait tabasser et jeté par la fenêtre. Les bandits avaient menacé de mort les domestiques puis sont partis avec le butin dans la nuit. On ne les a jamais retrouvé. Les gendarmes n’ont pu rien faire car ils habitaient dans une région isolée, encaissée loin des grandes villes. Les villageois n’ont pas pu accueillir Valentin de peur des représailles. Seule Martha a eu le courage de l’accueillir dans le silence, dans la discrétion.

Valentin se laisse laver, dorloter. Martha le nourrit. Les jours se ressemblent. Mais un matin, une silhouette apparaît au seuil de la petite maison envahie par la vigne vierge. Le visage de l’infirme se détend et un petit sourire apparaît. Valentin se sent revivre.

(A suivre…)

 

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Histoires...

Recharge de batterie

Ce soir, je suis trop crevé et pourtant, je me suis engagé auprès de mes amis pour aller écouter un concert. J’avais prévu d’aller en voiture mais il est en panne de batterie et il est trop tard pour aller au garage. Tant pis pour moi. Je prends le métro. Mes yeux tombent lourdement alors que la rame du métro arrive. Le bruit me fait sursauter et j’avance tel un zombie. Un de mes potes, m’ayant rejoint, me pousse vers une place vide. Je m’endors. Vidé. Je sens qu’on me secoue. Nous sommes arrivés à la station. Je me lève rapidement et ma tête tourne. Je suis dans le brouillard. Les gens croient que je suis bourré. Déjà, à 19h30 ? Sortis dans la rue, je sens la pluie me rafraîchir qui me réveille un peu. J’essaie d’éviter les poteaux mais mes pieds n’ont pas le temps d’esquiver les flaques. J’entends des rires. Les phares des voitures m’éblouissent. J’arrive enfin à percevoir mon environnement. Je distingue l’auditorium. Nous allons écouter Les Tableaux d’une exposition de Modeste Moussorgsky –orchestration de Ravel.
Enorme queue. Attente où l’on avance à pas d’escargots ou même limace tellement je suis vanné. Enfin, nous montons les escaliers qui me semblent interminables pour arriver au troisième étage. Nous surplombons complètement l’orchestre. Magnifique salle et grandiose.
On s’assoie. La lumière s’éteint et les musiciens entrent. Le premier violon entre ensuite que nous applaudissons. Il lance l’accord pour l’orchestre. Enfin, le chef d’orchestre arrive. Tonnerre de battements de mains. Salutations et présentation de l’œuvre de Gershwin.
Enfin, il s’élance et bats la mesure. Clarinettes puis orchestre en entier. Mes sens s’éveillent petit à petit. Les accords défilent en prenant des rythmes plus ou moins saccadés. Ma fatigue tombe au fur et à mesure. Une véritable symphonie qui fait connecter mes neurones. Je ne vois pas le temps passer. Je me redresse de plus en plus. Dynamique plutôt amusante, féerique par moments.
A la fin des dernières notes, une salve d’applaudissement s’élèvent dans la salle. Rappel. Encore des rappels. J’étais shooté à l’adrénaline. Complètement réveillé, énergique. Mes batteries étaient rechargées à blocs. J’étais prêt à aller courir, à aller faire la fête, à faire la tournée des bars avec mes amis. Reboosté. Une énorme envie de refaire monde et travailler, agir. J’ai pris conscience qu’on pouvait être rechargé à bloc grâce à la musique ou bien dans d’autres situations qui peuvent être stimulantes.

Histoire complètement inventée inspirée de faits réels.

 

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Histoires..., Humour

Rayons d’imprevus

J’avais eu beau faire tous les rayons, je n’avais pas trouvé ce que je voulais. Même le soleil ne daignait pas montrer ses rayons à travers les vitres du magasin. En sortant du magasin, j’ai enfourché mon vélo et en partant, je percutai violemment un plot en béton. Je fis un magnifique soleil et atterrit dans une poubelle ouverte pleins de cartons. Je n’avais rien eu. J’en étais ressorti difficilement. Heureusement, un couple était venu m’aider. Mon vélo était en piteux état car ma roue avant avait perdu la moitié de ses rayons. Un garagiste était venu me voir et m’offrit un vélo d’occasion à prix d’or. Je l’achetais cash avec un sourire rayonnant. Juste 20 euros. Je repartais avec mon nouveau vélo ayant pris soin de récupérer mon cadenas et ma sacoche. Sur la route, j’aperçus vite fait un slogan sur un mur : « Raillons le pessimisme ». Drôle de langage et pourtant des expressions, j’en connaissais un rayon.

Arrivé chez moi, Je reçois un coup de téléphone. On m’annonçait que j’étais enceinte. Bizarre, je suis un homme. Vous faites erreur, j’avais répondu. En fait, j’avais mal entendu. J’avais oublié le nom de mon quartier. Anscainte. « Vous êtes d’Anscainte. ». J’avais entendu « vous êtes Anscainte ».

Une touffe de soleil me réveille de plein fouet. J’étais allongé dans un hamac et je venais de siroter un verre de vodka rayonnant. Sans commentaires.

 

 

Histoire complètement inventé sur la base d’un mot soufflé par ma femme.

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Histoires...

La joie du déménagement

O Joie! Lever à 7h00 un samedi matin pour un déménagement. Je rejoins mon beau-frère au pied de l’immeuble vers 8h30. Heureusement, il fait beau malgré la fraicheur matinale. 4 amis nous rejoignent et un camion loué nous attend sur le trottoir.
4ème étage sans ascenseur. L’escalier est large. Tout va bien. Nous descendons le frigo, la gazinière. Le pire, c’est le gros canapé en cuir marron. Les virages sont difficiles à prendre. On le soulève pour dépasser la rampe. Un des amis manquent de le lâcher au-dessus de l’étage. Nous le soutenons fermement tout en sueurs. Tout va bien. Après les encombrants, nous enchainons sur les cartons de livres. Éreintant! Surtout que mon beau frère a une collection de beaux-livres sur les cultures du monde. Un véritable tétris se joue dans le camion. On comble le moindre espace. Et là, c’est le drame. Une magnifique lampe courbée. Où la mettre ? Un véritable casse-tête. On déplace un peu, très peu et nous arrivons à la caser. En forçant un chouilla ! Carrément même.
Le camion rempli et nous partons à l’autre bout de la ville. Nous arrivons devant un autre immeuble. L’appartement est maintenant au onzième étage mais…. O bonheur, avec un ascenseur.
Tout se passe puisque trois autres personnes nous ont rejoint. Les cartons de livres, vaisselles, affaires sont vite éclusés. Ce foutu canapé rentre de justesse dans l’ascenseur. Un de mes potes se retrouve coincé entre le canapé et l’un des parois de l’ascenseur où se trouvent les boutons. On le ressort trempé, rouge écarlate après que nous ayons montés vaillamment les onze étages.
Et là, un autre drame. Nous allions faire entrer la gazinière dans l’ascenseur quand ce dernier se bloque entre les deux étages. J’entends un concerto de gloups et de râles.
N’ayant pas le choix, nous nous relayons car nos dos en prenaient un coup ainsi que nos coudes qui s’écharpaient contre les murs. Une véritable symphonie de soupirs résonnent dans la cage d’escalier sombre. La lumière s’éteignant toutes les minutes, nous prenons mille précautions pour ne pas tomber dans le noir. Arrivés enfin à l’appartement, nous nous avachissons sur les canapés. Nos compagnes avaient délicieusement préparés de quoi boire et de quoi manger.
Une autre joie s’élève. Celle d’avoir réussi à tout déménager et d’avoir donné un coup de main et s’être dépensé gratuitement.

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