Épuisement professionel, Le social

T’entendre ( vers le Burn-out?)

Je vois que tu es épuisé.

Tu t’énerves pour des broutilles.

Tu oublies l’humain

En posant tes actes de soins.

Tu t’embrouilles dans tes pensées.

Tu es à la limite du burn-out.

Et pourtant tu adores ton métier.

Tu enchaines tes heures de garde.

Tu serres les dents.

Tu figes ton visage.

Jusqu’à quand tiendras-tu?

Je t’interpelle naïvement

Je fais un peu l’idiot.

Je dis que je vois ta fatigue.

Un miroir se brise.

Et les blagues fusent.

Des mots sont expulsés de ton coeur.

Un sourire irradie ton visage.

Ton regard commence à briller.

Tu te sens soulagé, écouté.

Je comprends et j’entends ton épuisement.

Je te soutiens. Nous sommes du même bord.

Nous travaillons avec l’humain.

Ensemble, même si on ne se reverra pas,

Nous pouvons avancer, soutenu

Dans notre combat de tous les jours

En n’essayant de ne pas s’oublier.

Je sais que ce n’est pas facile.

J’ai connu ces heures où l’on enchaine

Sans pouvoir souffler, ni respirer.

J’ai connu ces moments où l’on croise

Des personnes qui nous redonne courage.

Alors ne baisse pas les bras

Sachant que tu n’es pas seul,

Qu’il y aura toujours quelqu’un

Quelque part pour t’écouter,

Te comprendre et te soulager.

Rire encore un bon coup

Et alors, tu peux continuer à vivre ton boulot

Sans perdre ta tête, ton âme et ton cœur.

Courage à toi, médecin de passage.

Courage à toi collègue du social.

Courage à toi qui travailles pour l’homme.

Et même à ceux qui travaillent dans d’autres domaines.

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Le social

Et Il voudrait partir…

Luc voudrait partir, claquer la porte

A son boulot, à ses collègues.

Tout abandonner sans legs

Tout jeter. Peu lui importe.

 

Il est fatigué des hurlements,

Des tensions en réunions

Et qui durent éternellement.

Par des mots, il se prend des gnons.

Des coups bas, des non-dits.

Parfois des trahisons et des interdits

Sans la moindre raison, arbitrairement. 

Puis des normes pleuvent sans sommation

Entravant tout dynamisme d’innovation.

 

Et il voudrait partir, claquer la porte

A la société qui excluent les faibles,

Les méprisant tel des cloportes.

Il se sent comme une piètre yèble.

 

L’un change d’avis, l’autre ne dit rien.

Ils sont cantonnés à leurs rituels

Pour ne pas sortir de leurs ruelles.

Ils sont dans leur système épicurien.

Bien rigides pour une efficacité sans faille.

Luc s’épuise pour garder le cap, tenir

Pour accompagner ses « canailles ».

Il perd confiance car tout reste à venir

Tel que reconnaitre son travail, sa folie

D’être auprès de ceux qui galèrent.

Il est dégouté, rongé par la colère

De voir tout ce qui est démoli

Par l’argent, la soif de pouvoir.

Qui veut bien l’entendre et le voir ?

 

Luc voudrait hurler sa rage sourde

Et tout laisser tomber, fuir.

Et il sait très  bien, sans flétrir

Ce qui fait sa vie et qu’elle est bien lourde.

 

Mais voici que des sourires lui rappellent

Pourquoi il est là. Ce n’est pas par hasard.

Des petites voix comptent sur lui, sans fard

Avec confiance et sincérité, pleins avec zèle.

Il prend du recul pour discerner, pour choisir

Avec du temps qu’il s’est imposé sans férir

Pour ne pas craquer, ni se faire virer.

Il ne sera pas un lâche, un dégénéré.

C’est ainsi que Luc prendra sa décision

Quoiqu’en disent les mauvaises langues.

Avec courage, il fera que rien ne tangue

Et être cohérent entre ses actes et sa vision.

Grace aux soutiens, il prendra une autre posture

Pour se faire entendre le plus justement possible.

Vraiment, rien pour lui n’est impossible

Même si les coups de bambous reviendront.

 

Alors Luc ne perd pas le nord

En s’entourant de ténors

Qui ont de l’énergie, de l’envie.

Il y a toujours un sens dans toute vie.

 

 

 

 

 

 

 

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