Le social, Questions sociales

Réflexion sur le travail

3 millions deux vingts deux milles chômeurs, c’est une aberration.
Pourquoi j’ose dire ça ? Une aberration parce que des salariés croulent sous le travail, font des heures supplémentaires, et une partie infime gagne des fortunes. Et les chômeurs se battent face à des chimères leur prétextant des problèmes économiques. Et pourtant, ceux qui sont dans la précarité sociale touchent des minima sociaux et sont en attente, en recherche de travail.
Où est-il le goût du travail où l’on gagne de l’argent à la sueur de son front ?
Le système social dans lequel nous sommes et les travailleurs sociaux dans des tensions énormes à gérer. Ils doivent permettre aux gens de s’insérer dans la société. Et pour s’insérer dans la société, on passe par le travail. Et comme il n’y a pas de travail, ils rament, ils peinent à donner un sens à leur travail. Les politiques sont dans une logique de finance, de coupes budgétaires qui nous broient.
Une injustice sociale se crée et des escroqueries se produisent à grande échelle profitant de la naïveté des gens, tel que l’utilisation des crédits. Ils consomment plus alors qu’ils n’ont pas les moyens de combler leurs dettes. C’est la spirale de l’endettement.
Le droit du travail est tellement réglementé, rigidifié qu’il est difficile de créer des emplois, de trouver des alternatives. Les RSA, RMI, allocations maintiennent en partie les gens dans l’assistanat, en étant désœuvrés le fait qu’ils galèrent pour trouver un boulot. Désœuvrés, déconnectés car ils ne sont pas reconnus pour ce qu’ils sont, pour ce qu’ils font. Heureusement, il y a des entreprises d’insertion, des chantiers d’insertion qui essaient de redonner à des gens le goût du travail et d’être récompensé pour ce qu’ils font.
Comment redonner du sens à notre travail dans les pouvoirs publics ne permettant pas aux gens de s’en sortir par eux-mêmes ? Hélas, la précarité entraîne les gens dans une spirale infernale tel que la non-confiance, la violence, l’alcool, etc.. Je fais un peu des raccourcis mais j’essaie d’ébaucher des idées.
Peut-on dire que le bénévolat tue le travail salarié ? Certes les associations n’ont pas les moyens de se payer des salariés mais peut-on imaginer que le RSA et autres allocations d’aide peut permettre aux gens d’être rémunérés pour ce qu’ils font ?
Pour ma part, je touche des allocations chômages en attendant de former en septembre prochain. Je fais du bénévolat et je considère que les allocations me payent les heures de travail. Je trouve ça plus juste que ces sous que je reçois comme une récompense. Évidemment, il faudrait que ça soit sur un temps qui permet ensuite aux gens aidés de trouver un vrai contrat de travail.
Je sais que ça existe des structures qui fonctionnent sur ce principe.
Il y aurait encore développé. Qu’en pensez-vous ?

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