Histoires...

Lucie, une disparition mystérieuse

A la sortie des cours, Lucie rentre chez elle par les petites ruelles.

Elle aime bien grimper, gambader au pied du château en ruine.

Pour aller chez elle, elle doit contourner la forteresse silencieuse.

Lucie ne craint pas de se retrouver seule en haut de son village.

Il ne se passe rien dans son bled et tout est tranquille.

C’est ainsi que cet après-midi-là, elle avait dit au revoir à ses copines

Sur la place principale du village. Elle s’était enfoncée dans le dédale.

Le soleil rase la colline de ses milles rayons dorés.

Lucie sent une présence étrange quand elle arrive près de la vieille poterne.

Elle inspire profondément en regardant le village qui s’étend en dessous d’elle.

Au loin, elle aperçoit son groupe de copines longer le champ de maïs.

Puis un courant d’air. Une ombre. Pas de cri. Puis plus rien.

Pierre ne voit pas sa fille rentrer. La nuit tombe. Il s’inquiète.

Il téléphone à sa femme qui est au boulot. Aucune nouvelle de Lucie.

Il contacte les amies de Lucie. Non, elle n’est pas avec elles.

Angoisse. Pierre prend sa voiture et s’en va parcourir le village.

Puis il monte autour de la forteresse. Rien. Personne.

Son cœur bat à cent à l’heure. Ses mains tremblent.

Il a un très mauvais pressentiment. Il essaie de le chasser.

Pierre va au bar du village et demande au barman, parrain de Lucie.

Non, personne ne l’a vue. Juste qu’elle a l’habitude de passer au pied des ruines.

Mais cela il le sait bien. Il fait part de ses inquiétudes.

Pas d’hésitations, certains clients se mettent à sa recherche.

On appelle les gendarmes. Le temps presse. Il fait froid et humide.

Si Lucie était tombé, blessé dans une oubliette ?

De multiples faisceaux de lampe balayent les ruines.

Pierre est rejoint par sa femme, Véronique,  près de la vieille poterne avec une lampe tempête.

Ils ont aperçu le sac de Lucie. Posé au pied du mur rongé par les siècles.

Ils appellent Lucie de toutes leurs forces.

Ils sont tellement angoissés qu’ils ne sentent pas la fatigue les cueillir.

Un gendarme les invite malgré tout d’aller se reposer.

Mais comment dormir sans savoir où se trouve leur fille ?

Voilà que des jours s’écoulent sans nouvelles de sa disparition.

Tout le village ne comprend pas, même les autorités locales.

Même des experts sont venus. Ils ne trouvent aucun indice.

Pierre voudrait crier de colère, de douleur mais contre qui ?

Qui est responsable de la disparition de sa fille Lucie ?

 

De nos jours, il y a encore des disparus dont on n’a aucune nouvelle.

Comment accompagner ces familles dans cette angoisse de ne pas savoir ?

Le fait de ne pas savoir amène à s’imaginer le pire ou bien à espérer à l’extrême.

Je ne souhaite à personne de vivre cette situation où l’inconnu est oppressant.

 

Standard

One thought on “Lucie, une disparition mystérieuse

Allez, tu peux oser mettre un mot ! ;-)