Le social

Le temps dans le lien social?

Comment appréhender le temps dans le lien social ?
Les institutions nous poussent à avoir des résultats, nous incitent à faire émerger des progrès, des projets. Beaucoup de projets et la plupart ne sont pas mis en pratique. L’écriture grignote le temps d’accompagnement. Nous sommes tiraillés entre fournir des bilans, des évaluations et d’être sur le terrain pour rester en lien. Dans certains instituions, il est essentiel de prendre du temps pour nous, professionnels, de prendre de la distance entre ce que nous écrivons et ce que nous pratiquons. Sommes-nous cohérents ? Osons-nous réajuster notre hiérarchie si besoin ? Osons-nous se parler en vérité au lieu de se frictionner, de travailler dans son coin ? Osons-nous s’engager dans la durée et travailler sans s’épuiser ?
Comment les pouvoirs publics ou privés comprendront-t-ils que le lien se tisse dans le temps ?
Sachons prendre le temps dans les taches que nous avons à faire. La relation à l’autre est tellement prenant, épuisant que nous pouvons pas tout porter en un temps restreint. Trouver du temps à la parole. Trouver du temps pour se poser.
Ose prendre le temps de respirer, de prendre de la distance, de te remettre en question si tu sens que le lien coince. Est-ce lui ? Est-ce moi ?
Je ne m’arrêterai jamais de le dire : Ne restez jamais seul quand vous avez des emmerdes. Le silence à long terme peut vous détruire de différentes manières tel que la rancœur, l’amertume, la colère sourde se transformant en angoisses, en épuisement et puis un jour, le burn-out. Je ne souhaite à personne de vivre cette expérience de burn-out. Je l’ai vécu. Deux fois hélas en deux ans. J’étais pressé par le temps de vouloir trop bien faire les choses, répondre au plus vite aux besoins institutionnels. Je voulais être sans arrêt sur le terrain dans l’urgence, d’écrire des projets et les mettre en œuvre. Se tracasser la cervelle sur ce que j’aurai dû ou pas dû faire. Corriger rapidement.
Je souhaite à chacun de prendre soin de lui pour mieux travailler, pour être plus efficace et trouver sa juste place et se faire entendre. Se respecter, c’est respecter les autres tant les usagers que ses collègues. N’ayez pas peur de souffler. N’ayez pas peur de prendre du temps malgré le temps qui court. En fait, c’est une illusion que de voir le temps qui court. Sachons anticiper, trouver un juste équilibre en fonction de ses capacités.
Pour gérer le temps de notre travail, c’est mieux organiser ses priorités d’actions.
Je souhaite un grand courage à chacun dans son boulot, dans ses études.
Vous n’êtes pas seuls dans la galère, vous n’êtes pas seuls dans vos envies de faire bouger les choses.

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