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Le langage de Sophie

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Dans l’accompagnement des jeunes, elle s’évertue à employer un certain langage. Un langage qui lui a beaucoup demandé d’effort sur elle-même. C’est surtout pour mieux appréhender le monde avec un autre regard, un regard plus juste et plus près de la vérité.

La négation a disparu des pensées de Sophie. Les limites, pour elle, sont des cadres et ce qui est interdit sont juste des balises qui demandent de l’attention, de la réflexion.

Ensuite, elle essaie de tout positiver. Les échecs sont des tremplins.

Les non deviennent des stop. Elle essaie d’établir des relations positives avec chaque personne et de proposer un cadre qui peut amener un comportement positif. Surtout elle s’emploie à relever 4 fois plus de qualités si elle a dû nommer un élément négatif. Elle valorise toujours le jeune devant ses pairs et ses collègues. C’est une manière de construire un projet qui ait du sens et porteur d’espoir, d’avenir.

Elle fait le maximum pour être objectif et de ne pas porter de jugements. C’est un vrai challenge qu’elle prend. Elle tente aussi de prendre soin d’elle-même pour être plus disponible aux autres, pour minimiser les luttes de pouvoirs et d’établir des liens positifs envers ses jeunes et ses collègues.

Évidemment Sophie ne vit pas dans un monde parfait et elle est souvent en confrontation avec des collègues impulsifs, qui se moquent d’elle, qui ont une toute autre vision de l’éducation.

 

Et vous ? Qu’en pensez ? Avez-vous essayez d’avoir une attitude bienveillante, sans hypocrisie bien sur. Ce n’est pas de la bienveillance de guimauve. L’attitude peut être aussi ferme pour un cadre qui a été dépassé. Vous avez des expériences à nous partager ?

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2 réflexions sur “Le langage de Sophie

  1. L. dit :

    Sans me vanter, c’est ce que j’essaie de faire un peu tous les jours…Avec des hauts, des bas, des réussites, des moments de faiblesses…Des excuses, des sourires, des larmes, des rires aux larmes…
    C’est pas guimauve, c’est être réaliste…
    C’est possible, mais ça demande beaucoup d’efforts.
    Des expériences? Je sais pas laquelle donner…Je parlerais sûrement de cette crise évitable, de cette prise de conscience que moi, “l’éduc” j’ai induit ce comportement “violent” en n’ayant pas réussi à adapter mon comportement par rapport à celui de l’autre…
    Ce qui est fatiguant dans notre métier (ou ce qui devrait être fatiguant?), ce mettre au niveau de l’autre, se hisser jusqu’à lui, ses besoins, ses attentes, ses envies, ses désirs, ses réussites et ses échecs…Savoir s’adapter, écouter, apprendre de l’autre…
    Savoir sans interpréter ce que l’Autre demande, l’Autre, celui qui n’est pas soi…Mais qui renvoie une image de soi.
    Savoir (re)connaître ses forces et ses faiblesses, s’ouvrir réellement à l’autre, casser les jeux de pouvoirs et avancer ensemble.
    Quitter l’aide pour arriver dans l’accompagnement. Grandir ensemble, s’épanouir, se planter, réussir ENSEMBLE.

Allez, tu peux oser mettre un mot ! ;-)