Chroniques du jour

La peur de l’autre

J’ai peur.
Peur de ces montées de violences, de colères, d’échanges de cris et d’insultes.
J’ai peur que les amalgames, les préjugés, les ignorances et surtout les raccourcis embrouillent les gens.
J’ai peur. J’ai la trouille.
Et pourtant, je ne veux pas me braquer sur ce ressenti. Alors, je m’informe. Je prends divers sources d’informations. J’essaie de mieux comprendre pourquoi il y a ce déchaînement d’agressivité, d’incitation à la vérité, à la révolte de tous bords.
Je commence à généraliser. Mauvais point.
Ras le bol des malentendus, des idées préconçues.
Où est donc la vérité ? Quels sont les vérités ?
Je ne veux pas que les gens se montent les uns contre les autres.
Je veux comprendre chacun qui se sent rejeté, pas entendu dans sa colère.
J’entends ceux qui se sentent humiliés dans leur propre identité.
J’entends ceux qui ne se sentent pas reconnus dans sa différence.
Quel homme ou femme politique se lèvera pour comprendre et écouter, écouter seulement sans juger les frustrations, les colères ?
Qui se mettra debout pour s’assurer que personne ne sera mis de coté.
Je connais des amis, des personnes de tous bords qui ont un regard juste sur la société. Je connais la misère, le rejet, la précarité de par mon métier et mon entourage. Je suis reconnu dans ce que je suis, dans ce que je vis, et grâce à cela une confiance s’installe. Mes peurs s’apaisent grâce aux liens qui se tissent, s’entretiennent car nous écoutons, nous nous comprenons dans un respect réciproque. Ma confiance grandit car je me sens reconnu, écouté, entendu et que je pose des actes, des paroles, qui confirment ce que je veux vivre.
De par cette expérience de fraternité, d’apaisement de mes peurs et colères, je ne peux que croire et espérer que l’ambiance de peur s’estompe un jour. Malgré certains médias et des groupuscules intégristes qui alimentent la violence psychologique, j’ai confiance sur une issue heureuse. Laquelle, je ne sais pas. Je garde espoir et je choisis l’espérance en chacun malgré ses zones d’ombre.
Je suis sûr que nous pouvons nous entendre sur certains points. Il faut nous retrouver tout d’abord dans le dialogue jusqu’au bout. Je crois en tout homme et je voudrais espérer que nous rabaissions plus l’autre à cause de ses différences. Nous avons tous des limites ; Sachons les reconnaître, les accepter pour voir en l’autre une force.
Laissez-moi ce rêve de voir un jour, des hommes politiques ou pas travailler pour l’humain sans être dans l’emprise de l’argent et du pouvoir.
Rêver de la paix, du dialogue n’est pas utopique car elle peut se réaliser. Les rêves sont appelés à devenir des réalités si nous y croyons et qui sert la liberté, la dignité, le respect de chaque être humain. Laissez moi rêver qu’un jour les différences de par la religion, le sexe, les origines, les handicaps puissent devenir une force d’unité et de vivre ensemble.
Osons partager nos appels à rêver d’une humanité grandissante au sein de notre pays, à revenir à l’essentiel de ce qui fait nos vies et de ce pourquoi on vit.
Reprenons confiance avec amour et raison, en toute conscience et soucieux du bien-être de l’autre.
Osons être simple et à l’écoute pour grandir avec nos fragilités et nos forces.
Osons rêver que nous acceptions l’autre sans entrer dans la dérision, dans la provocation. Choisissons de construire des ponts, des liens pour que nous arrivions enfin à nous comprendre.
Je voulais vous partager ma confiance en chacun de vous et je peux vous avouer que cela m’a pris du temps et que c’est bien normal avec mes peurs sur ce que je connaissais pas.
N’ayez pas peur. Prenez confiance. J’y ai goûté. C’est tellement bon. Venez, vivez et vous ne serez pas déçu.

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