Histoires..., Humour

Rayons d’imprevus

J’avais eu beau faire tous les rayons, je n’avais pas trouvé ce que je voulais. Même le soleil ne daignait pas montrer ses rayons à travers les vitres du magasin. En sortant du magasin, j’ai enfourché mon vélo et en partant, je percutai violemment un plot en béton. Je fis un magnifique soleil et atterrit dans une poubelle ouverte pleins de cartons. Je n’avais rien eu. J’en étais ressorti difficilement. Heureusement, un couple était venu m’aider. Mon vélo était en piteux état car ma roue avant avait perdu la moitié de ses rayons. Un garagiste était venu me voir et m’offrit un vélo d’occasion à prix d’or. Je l’achetais cash avec un sourire rayonnant. Juste 20 euros. Je repartais avec mon nouveau vélo ayant pris soin de récupérer mon cadenas et ma sacoche. Sur la route, j’aperçus vite fait un slogan sur un mur : « Raillons le pessimisme ». Drôle de langage et pourtant des expressions, j’en connaissais un rayon.

Arrivé chez moi, Je reçois un coup de téléphone. On m’annonçait que j’étais enceinte. Bizarre, je suis un homme. Vous faites erreur, j’avais répondu. En fait, j’avais mal entendu. J’avais oublié le nom de mon quartier. Anscainte. « Vous êtes d’Anscainte. ». J’avais entendu « vous êtes Anscainte ».

Une touffe de soleil me réveille de plein fouet. J’étais allongé dans un hamac et je venais de siroter un verre de vodka rayonnant. Sans commentaires.

 

 

Histoire complètement inventé sur la base d’un mot soufflé par ma femme.

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Là, presque nu, je m’observe.

L’autre me sourit, ses yeux brillent.

Un murmure chatouille le miroir.

Un rire me vient du ventre vide.

J’hausse les sourcils avec étonnement.

J’ouvre grand la bouche pour chanter.

Ma poitrine se gonfle d’air hilarant.

La joie du miroir me balance dehors

Pour vivre cette journée de saine folie.

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Billets d'humeur, Humour, Photos, Poèmes

Quand le miroir parle

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Histoires..., Humour

Selon la Loi de Murphy

Il fait gris. J’ai envie de dire «  Merde ». Mais non, tant pis, c’est comme ça.  Je m’apprête à sortir de la chambre, je me prends le coin du lit. Un véritable chacard. P…. ! Bon, c’est très douloureux mais c’est comme ça ! Je me remets bien en douceur malgré mon petit orteil tout fripée. Je me débarbouille. Et dans la cuisine, je bois un verre de jus de fruits. Je m’étrangle. Décidément, rien ne va. Tout va de travers aujourd’hui ! ! Mais c’est…. Comme…. Ça ! Habillage rapide en bermud’ et tee-shirt. J’ai prévu de me balader. Je récupère mon appareil-photo et je sors de mon appartement. Je tombe sur ma vieille voisine qui cherche ses clés. Pas de mal. Elle me voit. Elle m’engueule car elle veut que je lui rende ses clés. C’est comme ça, elle perd la tête. Je garde mon calme. Elle renverse son sac vigoureusement et voit enfin ses clés. Elle me crie : «  Allez-vous en ». Tout va bien. Elle va bien. Cela faisait longtemps que je ne l’avais pas vu. Je m’inquiétais pour elle. Me voici donc rassuré.

Je descends les escaliers et la lumière s’éteint quand je suis entre deux-étages. J’ai failli rater une marche. Je m’agrippe à la rampe et tâtonne jusqu’à l’interrupteur. Arrivé à la lumière du jour, j’atterris sur l’esplanade de la résidence, qui donne sur un parc. Un chien se rue sur moi en couinant et tente de monter sur mes jambes. Son maître l’appelle et le gronde. Je sens un liquide sur mon pied gauche. Le chien vient de me pisser dessus. Je peste à l’intérieur de moi. Tout va bien. C’est comme ça.  Je vais me rincer au robinet qui se trouve à l’entrée du parc. Je continue ma marche et longe une allée d’hortensias. Soudain, je vois un magnifique papillon. Je sors rapidement mon appareil photo. Je règle mon objectif. Et je shoote avec plaisir. Soudain, je me prends un ballon sur ma tempe gauche. Un peu sonné, j’essaie de m’asseoir sur le banc. J’entends une voix d’enfant : «  Désolé monsieur, c’est Hugo. Quand c’est à lui de tirer un pénalty, il tire trop fort ». » Ce n’est pas grave », je lui dis. « C’est comme ça. Cela arrive, des accidents ». J’entends qu’il repart jouer avec son partenaire. A peu près remis, je me remets en route vers un kiosque englouti par des chèvrefeuilles. Et c’est reparti pour une séance de photo. Je m’amuse avec les profondeurs de champs. Et là, c’est le drame. Je n’ai plus de batteries. Je reviens à la maison en grognant un tout petit peu. C’est comme ça. Je souris un peu pour mettre un peu de gaieté dans ma journée. A peine franchi le seuil de mon appartement, je reçois un coup de téléphone. Je me rue vers le bureau et par maladresse, dans le couloir, je décroche une photo encadrée qui tombe. Le verre se brise en quatre et demi. Respiration profonde. Je balaierai. Cela se répare. C’est un ami au bout du fil. Il m’invite à une soirée jeux et barbecue. J’accepte avec un grand plaisir. En raccrochant, j’aperçois sur le mur un post-it : «  Diner avec Tante Josette et Oncle Robert ». Bon, j’avais oublié. Je décline malgré tout l’invitation de mon ami. C’est comme ça. Je reprends le cours de la journée en réparant mes bêtises, et bien sur en profitant des photos que j’ai pu faire, et de continuer à vivre malgré tout. Il y aura toujours des mauvaises surprises comme des bonnes surprises !

Tout ceci est pure fiction, imaginée.  

 Aussi connue comme Loi de l’Emmerdement Maximum, ou Loi de la tartine beurrée, la Loi de Murphy est, avec le chaos, la relativité, et la mécanique quantique, une des plus grandes découvertes du siècle (rien que ça). 
  
 L’évidence de cette loi et de ses dérivés, qui ne nécessitent aucune démonstration (laquelle est d’ailleurs impossible, voir plus loin), et dont chacun a pu savourer la douloureuse véracité tout au long de son existence, aurait dû assurer l’immortalité à son auteur. Hélas il fut victime de sa propre loi, très peu de gens le connaissent. 
  
 Depuis son premier énoncé vers 1949 par Edward A. Murphy Jr., capitaine de l’US Air Force, la Loi a engendré une flopée de lois dérivées, corollaires et variations, d’auteurs pas forcément toujours identifiés. De toute façon, de traduction approximative en copie infidèle, de téléphone arabe en détournement délibéré, d’application abusive en généralisation délirante, certaines n’ont plus grand rapport avec leur énoncé original. D’autres lois étaient aussi découvertes depuis des temps immémoriaux, mais il manquait une théorie cadre pour leur donner toute leur douloureuse signification.

http://www.coindeweb.net/murphy/murphy.html

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Humour, Poèmes

Improvisation / improvisación / improvisação / improvizație /

 

C’était un midi ou un soir,

Je ne me souviens guère.

Il faisait jour au ciel noir

Sous un kiosque précaire.

Un violoniste manchot

Peignait dans le vide.

A coté de lui, un péchot

Regardait son bide.

Une mouche draguait

Une corneille droguée

Sous perfusion plumale.

Ce qui n’est pas plus mal

C’est que je me souviens

C’est le boucan diluvien

Des bouteilles de bière

Englouties dans mes terres.

Ile des morts - Parc de la tête d'or

Ile des morts – Parc de la Tête d’or à Lyon

( Texte écrit lors d’une de mes pauses au travail en 10 minutes!)

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Humour

Allo, monsieur le marquis?

Cité internationale

Cité internationale

Monsieur le Marquis?

Oui, c’est l’homme à l’appareil.

Je vous annonce la gréve des oreilles.

Tout le monde tourne autour du pot

Et évite de se prendre le mur.

Il y a une inflation de paroles

Et un tsunami de regards.

Un orage de silence se profile à l’horizon.

Votre marquise se meurt joyeusement.

Une révolte de rires gronde, votre honneur.

Pire, c’est une révolution majesté.

Des rires sincères, humains

et non plus sarcastiques  ni bêtes.

La bêtise fout le camp.

Vous m’entendez-toujours?

Allo? Allo?

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