Histoires...

Ambroise – Episode 5

Vendredi 22 janvier. 18 h 45. J’émerge. Me voici dans un lit d’hôpital, sous perfusion. Encore une fois. On m’a encore déshabillé pour me mettre dans une espèce de robe blanchâtre. Je suis quand même bien au chaud. Je ressens encore la douleur au dos. Je regarde l’heure. Une infirmière rentre me voir et m’informe qu’elle est rassurée de me voir émerger. J’ai été dans un profond sommeil depuis deux jours et demi. Ils m’ont purgé complètement. Au fil des heures, ils m’ont enlevé les perfusions et je pus manger et boire normalement. Puis le sommeil m’a cueilli alors que je réfléchissais comment repartir d’ici.


 Samedi 23 janvier. 7 h35. Je viens de finir de prendre le petit déjeuner. J’ai quand même mangé le pain bien fade et une confiture de gélatine sucré. Il me faut des forces. Plus personne dans les environs. Hop, j’enfile mes affaires qui ont été lavés. C’est bien agréable.  Je   dans ma veste le surplus du plateau. Départ en catimini. En sortant de l’hôpital, j’arrive près de la gare. Il neige. Je me gèle au bout de quelques minutes. J’accélère le pas pour me réchauffer. Je traverse la ville saupoudrée en passant par la place de Jaude avec une immense grande roue et un gigantesque sapin. Direction les volcans. Rien ne m’effraie. Un vent glacial me frappe le visage. Après une bonne heure de marche et quelques pauses au chaud dans des bars, j’arrive sur une petite place d’un village, je passe devant une camionnette grise surnommée le Cockpit. Un des gars me voyant frigorifié me propose un café et un burger fait maison. Je lui remercie. Ce fut un vrai délice qui me donne du vrai courage pour la suite. Je monte à travers une forêt où la neige s’accumule fortement. Je suis gelé, glacé. Quelle folie quand même. C’est quand même idiot de devoir encore se retrouver à l’hôpital. J’aperçois enfin une maison dans une clairière. J’y cours me risquant de tomber, de glisser. Je cogne à la porte et une vieille dame m’ouvre. Elle réagit très rapidement en me faisant entrer et appelle quelqu’un. Un grand gaillard barbu bien ventru m’apporte une couverture et me met près d’une cheminée. Rien ne s’est dit entre-temps à part la vieille qui me gronde d’avoir été dehors par un temps pareil. Elle me prépare un grand bol de bouillon. Puis J’ai le vertige et je suis pris de grands frissons. Des larmes se libèrent. Je n’avais pas encore pris la mesure de mes actes, de mes choix. Silence respectueux. Tendresse et rudesse sont mêlées entre mes hôtes à mon égard. À travers la fenêtre, je vois que la neige se met à tomber en tempête. Barbara ! Je veux te retrouver. Où es-tu ? Que s’est-il passé au château ? Je sais que je ne suis pas loin.

 

(A suivre…)

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